Le 1er Septembre 1944, la ville de Tours est libérée, suite au départ assez précipité des Allemands qui a eu lieu à l'aube. Les gens savent que les Allemands sont partis car ils ont entendu l'explosion qui a fait sauter le pont de la Vendée (Cher). Or, à cette époque, lorsque les Allemands quittaient une ville, ils faisaient sauter les ponts qu'elle avait afin de retarder les Alliés dans leur poursuite.
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| Drapeaux nazis brûlés Place Jean Jaurès, Nouvelle République |
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| La foule sur la Place du Palais, Nouvelle République |
Ce jour-là, lorsque la ville est libérée, les gens commencent à se rassembler sur la place du Palais. Sur la rue Nationale, des portraits d'Hitler et des livres sur le nazisme sont brûlés. Des drapeaux nazis sont brûlés sur la place Jean-Jaurès. Sur un bâtiment de la rue Nationale, une banderole avec le drapeau de la France libre et la phrase "Honneur et Patrie" est accrochée. Pour la population, cette libération est plus qu'une fête, c'est une explosion de joie. Les gens sont heureux, ils n'ont plus la crainte d'être arrêté, déporté ou tué. Ils se sentent en sécurité et n'ont plus peur. Le drapeau français est accroché à l'Hôtel de ville et à de nombreuses fenêtres, ce sont des drapeaux que les gens ont fabriqué en secret, avec des bouts de tissus pris à droite à gauche ou rassemblés avec des amis, des voisins ou autre. Avant, sous l'Occupation, les gens ne pouvaient pas brandir de drapeaux sous peine d'être fusillé car les nazis considéraient cet acte comme un symbole de résistance et d'opposition au régime nazi. Nous pensons que ce jour-là, le drapeau de la France était plus qu'un simple drapeau pour ceux qui le brandissaient et qu'ils en étaient fiers.
VIVIER Robert, Touraine 39-45, C.L.D

