Le retour des déportés

Au cours de cette guerre, plusieurs déportations ont lieu pour différentes raisons. Trois sortes de déportés existent :


-Déportés (Juifs, Tziganes) : Les déportés juifs et tziganes sont les déportés de la Shoah. Leur déportation est due à l'idéologie antisémite du régime nazi.
-Déportés du travail : Les déportés du travail sont des déportés dus au STO (Service de Travail Obligatoire). Il sont envoyés dans les usines d'armement allemandes ou à la construction de bâtiments. Notre témoin, M. Marronneaud est un déporté du travail, il a été envoyé à Dora, un "camp" où les prisonniers "travaillaient" dans une usine souterraine pour la fabrication des missiles V1 et V2 dans une montagne.


-Déportés politiques : Le déportés politiques sont des opposants au régime d'Hitler ou des communistes. Il y en avait surtout au début de la guerre. 



"A Channay-sur-Lathan, des déportés sont revenus : le prêtre et son beau-frère faisaient parti du même réseau de résistance. Il y a eu plusieurs déportés des camps de travaux forcés qui sont revenus à la fin de l'année 1945." Témoignage de Huguette Plessis.


Témoignage de M. Maronneaud : M. Maronneaud est un déporté du travail et un déporté politique. Il a été déporté à Dora car il a refusé le STO et Il s'est fait prendre avant d'arriver en territoire libre. Il a été déporté dans un wagon à bestiaux en bois. Certains passagers avaient gardé des objets coupants pour s'échapper du wagon à la frontière de l’Allemagne pendant la nuit. Quand ils sont arrivés en Alsace, les passagers ont entendu des personnes parler allemand et ils ont pris peur. Malgré le plein jour, ils ont décidé de sortir du wagon. Les Allemands qui les ont déportés s'en sont rendus compte. Ils ont stoppé le wagon, fusillé les fuyards et ont déshabillé nu le restant des passagers avant de les mettre dans un wagon en ferraille où l'air manquait. Arrivé en Allemagne, M. Maronneaud s'est fait un ami SS dans le camp de Dora. Quand celui-ci a su que son ami allait être à Dora, il l'a empêché de partir et lui a dit qu'il pouvait le cacher. Cependant, M. Maronneaud n'a jamais voulu abandonner ses amis et il est parti avec eux. A Dora, il travaillait d'arrache pied à creuser dans la roche. Un jour le chef du camp de Dora a appelé son numéro de matricule et il lui a demandé s'il était boucher. Il lui a répondu que oui et il fut pris comme boucher pour les SS. 










A leurs retours, les déportés ont passé du temps à l'hôpital  (par exemple, M. Marronneaud a été au sanatorium de Tours-Nord, dans le parc de la Cousinerie) avant de récupérer une force suffisante pour vivre. Leur retour à la vie quotidienne s'est fait tranquillement malgré les monstrueux souvenirs qui sont restés gravés à jamais dans leur mémoires.